03/09/2026
Quatre murs. Quatre regards sur le monde. 💫
Le street art n'a sans doute jamais été aussi libre. Tantôt poétique, tantôt engagé, parfois ludique, il raconte aujourd'hui autant notre imaginaire que nos préoccupations contemporaines.
Petit tour d'horizon de quatre fresques qui ont retenu notre attention.
Pour le Tbilisi Mural Fest, Afzan Pirzade choisit un sujet universel : une mère et son enfant. Sans effet spectaculaire, la fresque rappelle que l'art urbain peut aussi ralentir le rythme de la ville et offrir un moment de douceur au cœur de l'espace public.
📸 TMF Studios
🐱 En Auvergne, Scaf investit le Festival Chats de Gouttières avec une œuvre où architecture et illusion se répondent. Fidèle à son univers inspiré de la pop culture des années 1990, l'artiste joue avec les volumes du bâtiment pour transformer le mur en décor vivant. Une fresque qui n'existe pleinement qu'à travers le regard... et souvent l'objectif des visiteurs.
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🦩 À Olhão, au Portugal, Bordalo II poursuit son engagement environnemental avec Flamingos da Ria Formosa. En redonnant vie à des matériaux voués au rebut, il célèbre la biodiversité locale tout en rappelant que, comme le graffiti qui occupait autrefois ces murs, toute intervention dans l'espace public est par nature éphémère. « Associer mon amour pour la peinture dans l'espace public à la sensibilisation du public à la faune et à la flore locales est l'une de mes plus grandes motivations. »
Enfin, le Belge DEFO confirme une nouvelle fois la singularité de son écriture graphique. Héritier de la scène graffiti bruxelloise, il compose des harmonies de couleurs minutieuses, des lettres fragmentées et fait réapparaître son emblématique chat blanc, devenu au fil des années une véritable signature.
📸 Jules Césure
Aujourd'hui, le street art ne cherche plus à raconter une seule histoire. Il en raconte mille.