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06/09/2026

NEEMA WEB II L'union des Comores doit redéfinir les directives de l'éducation. Selon Maitre MALIZA

L'éducation se veut d'une manière plus simple et universelle se définir comme l'ensemble des moyens, des méthodes et des accompagnements qui permettent à une personne de développer ses capacités intellectuelles, morales et sociales. C’est le processus par lequel un individu apprend à penser par lui-même, à acquérir des compétences pratiques et à trouver sa place dans la société. Elle constitue un socle fondamental pour le développement individuel et pour la vie en collectivité. Elle garantit la transmission du savoir, favorise le vivre-ensemble et prépare les générations futures à participer activement à la vie sociale et économique. Dès lors, face à l'ampleur de cette mission et aux responsabilités qu'elle englobe, une question fondamentale se pose : est-ce à l'État d'organiser et de piloter le système éducatif ?

Pour répondre à cette question essentielle, il est nécessaire de comprendre comment l'organisation de l'instruction a évolué au fil du temps et comment la puissance publique y a progressivement pris sa place. C'est en observant ce parcours historique et les défis d'aujourd'hui que nous pourrons évaluer le rôle que doit jouer l'État dans l'éducation.

Faisons un regard sur l'évolution de l'éducation française

Si l'on remonte à l'époque de Charlemagne, entre 768 et 814, l'objectif attribué à l'école était bien loin de l'accès universel au savoir que nous connaissons aujourd'hui. A cette époque, le souci majeur du souverain était avant tout utilitaire et institutionnel. L'école avait pour mission première de former des clercs. Pour maintenir la stabilité de l'Empire et assurer son administration, Charlemagne avait besoin d'une élite religieuse et lettrée capable d'accomplir deux missions essentielles : d'une part, prêcher la religion chrétienne avec rigueur et clarté auprès des populations ; d'autre part, gérer et administrer efficacement les affaires de l'Église et du royaume. L'apprentissage – fondé sur le latin, la lecture, l'écriture et le chant religieux – était donc réservé à une minorité recrutée spécifiquement pour répondre aux besoins du pouvoir et du culte. Sous l'ancien régime, l'école est d'abord l'affaire de l'Eglise.

Chaque régime façonne l'éducation selon les priorités de son époque, et c'est ainsi qu'une tout autre vision de l'instruction émerge après la Révolution.

Après la Révolution française (1789-1799) apparaissent pour la première fois les grands principes qui donneront à notre enseignement sa physionomie actuelle. Sur le plan doctrinal, la Révolution apporte beaucoup. Quatre problèmes essentiels vont dominer les débats au cours de cette période :

Comment rompre avec la tutelle de l'Église sur l'École ?

Comment articuler l'enseignement primaire et l'enseignement secondaire ?

Quelle articulation établir entre le centre et la périphérie du territoire ?

Quelle articulation faire entre Éducation (la formation morale) et Instruction (la transmission des savoirs) ?

Il faut toutefois attendre le XIXe siècle et les lois Guizot, Duruy et Ferry pour que l'école se détache peu à peu de l'Église et soit définitivement placée sous la responsabilité de l'État. En prenant cette charge, l'autorité publique fixe alors sa mission centrale : veiller à la maîtrise universelle de la lecture, de l'écriture et du calcul, tout en garantissant un socle de valeurs communes indispensable à la cohésion sociale de la nation.

Nous constatons, à travers les deux parties précédentes, que chaque régime, gouvernement ou État définit les directives de l'éducation selon ses besoins dans une période donnée.

Cette mise en perspective historique montre clairement que le système éducatif n'est jamais neutre : il reflète toujours le projet politique, économique et social du pouvoir en place. Qu'il s'agisse de former une élite religieuse pour administrer un empire sous Charlemagne, ou de fabriquer des citoyens éclairés et unis après la Révolution, l'État ajuste continuellement les finalités de l'enseignement à ses impératifs du moment.

En observant cette dynamique, doit-on dire que Maitre MALIZA SAID a raison sur la question de l'éducation au Comores. L'Etat doit donc prendre ses responsabilités en définissant les directives de l'éducation Comorienne ou doit-on rester dans un système hérité par le colon qui n'a subi aucune transformation majeure pour le développement de notre pays l'Union des Comores?

Nous apporterons dans les jours avenir plus d'information sur les grands transformations qu'a subi le système éducatif Français d'avant moyen âge jusqu'à nos jours.

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30/08/2026

NEEMA WEB II La question de Mayotte : Un contentieux territorial emblématique

La question de l’île de Mayotte représente l’un des contentieux territoriaux les plus emblématiques de la décolonisation. Le 6 juillet 1975, lors de l’accession de l’archipel à la souveraineté internationale, le président Ahmed Abdallah a posé un acte juridique et historique majeur en déclarant : « Je proclame l’indépendance des Comores dans ses frontières coloniales, à savoir : Mayotte, Anjouan, Mohéli et Grande-Comores. » Il a précisé que « le transfert des compétences entre la France et les Comores se fera dans un délai déterminé par l’État comorien. » Pourtant, un demi-siècle plus t**d, la France maintient son administration sur Mayotte. Cette situation, en contradiction avec le principe de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation, est fermement dénoncée par l’Union des Comores et considérée par de nombreuses résolutions du droit international comme une occupation illégale qui rompt l’intégrité territoriale de l’archipel.

Le contexte historique de l’archipel démontre que, bien avant l’arrivée des Européens, la Grande-Comores, Mohéli, Anjouan et Mayotte partageaient un héritage culturel, linguistique et religieux commun. Façonné par les influences swahilies, arabes et malgaches, cet ensemble formait un espace d’échanges continu, malgré les rivalités entre les sultanats locaux. Cette cohésion naturelle a été politiquement scellée dès l’arrivée de la France en tant que colon. En 1946, l’archipel a acquis le statut de Territoire d’Outre-Mer (TOM), regroupant officiellement les quatre îles sous une seule entité juridique, dotée d’une capitale unique (d’abord Dzaoudzi, puis Moroni).

Cependant, cette unité administrative coloniale s’est fissurée face aux défis de la décolonisation.

Pour éviter un démembrement du territoire, le président Ahmed Abdallah a pris les devants. Le 6 juillet 1975, il a proclamé unilatéralement l’indépendance de l’État comorien, englobant explicitement les quatre îles de l’archipel. Cette déclaration s’appuie sur un pilier du droit international : le principe de « Uti possidetis juris ». Cette règle stipule que les frontières d’un nouvel État souverain doivent correspondre à ses anciennes limites administratives coloniales, garantissant ainsi le maintien de Mayotte au sein des Comores.

Cependant, l’application stricte de ce principe a rapidement rencontré la volonté politique de Paris et les divisions internes.

La rupture s’est cristallisée autour des résultats du référendum d’autodétermination de décembre 1974. Alors que 99 % des Comoriens votent pour l’indépendance de l’archipel (aujourd’hui UNION DES COMORES), la France, mécontente du résultat, organise de nouveaux scrutins locaux (notamment en 1976) île par île pour entériner la séparation. Pour justifier le maintien de sa souveraineté, la France oppose au droit des frontières coloniales le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Paris argue que la volonté démocratique des Mahorais de rester français prime sur l’intégrité territoriale de l’archipel, actant ainsi une scission de fait.

Cette partition unilatérale a immédiatement déclenché une vive confrontation sur la scène diplomatique mondiale.

La communauté internationale rejette massivement la position française. L’Assemblée générale des Nations Unies adopte rapidement et de façon répétée des résolutions condamnant la présence de la France à Mayotte, réaffirmant que l’île appartient souverainement à l’État comorien. L’Union Africaine (et l’OUA avant elle) s’aligne sur cette fermeté. L’organisation continentale considère la situation comme une décolonisation inachevée et dénonce régulièrement ce qu’elle qualifie d’occupation illégale, maintenant une pression diplomatique constante sur Paris.

Au-delà de cette impasse juridique internationale, la division territoriale a engendré une tragédie humaine sur le terrain.

Cette séparation a creusé un gouffre économique et social entre Mayotte, soutenue par les fonds publics français et européens, et l’Union des Comores, minée par l’instabilité. Ce déséquilibre a transformé l’île sous autorité française en un puissant pôle d’attraction, bouleversant sa démographie et ses infrastructures face à une immigration massive. En réponse, le gouvernement français a instauré en 1995 le « visa Balladur », abolissant la libre circulation historique entre les îles. Ce verrouillage administratif a transformé le bras de mer de 70 kilomètres séparant Anjouan de Mayotte en un immense cimetière marin, où des milliers de Comoriens périssent chaque année en tentant la traversée sur des embarcations de fortune (kwassa-kwassa).

L’évolution institutionnelle de l’île a paradoxalement figé les positions et rendu la frontière encore plus hermétique.

En effet, le fossé s’est creusé de manière irréversible en 2009, sous le mandat du président français Nicolas Sarkozy et du président comorien Ahmed Abdallah Sambi (aujourd’hui en détention aux Comores), qui a assisté, impuissant, à l’ancrage institutionnel définitif de l’île au sein de la République française. La population locale (Mayotte) a approuvé par référendum la transformation de Mayotte en un département français à part entière.

Ce changement de statut a profondément exacerbé les frictions, conduisant à un dialogue de sourds et à un bras de fer diplomatique actuel.

Aujourd’hui, la situation à Mayotte est d’une extrême tension, marquée par des crises sociales à répétition et un affrontement diplomatique direct entre l’Union des Comores et Paris. Ce conflit de souveraineté repose sur deux visions du droit totalement inconciliables : le gouvernement français traite les flux de population comorienne comme de l’immigration clandestine nécessitant des expulsions massives, tandis que la diplomatie comorienne refuse catégoriquement cette appellation. Pour Moroni, au nom de l’intégrité territoriale de l’archipel, un Comorien ne sera jamais un immigré à Mayotte, car il y est tout simplement « chez lui ».

Face à ce dialogue de sourds et à l’impasse des négociations traditionnelles, la frustration grandit, faisant émerger des discours de rupture. Au sein de l’opinion publique comorienne, une question se pose avec une acuité nouvelle : faut-il continuer de s’en remettre à une diplomatie perçue comme inopérante, ou s’inspirer des récents bouleversements géopolitiques sur le continent africain ? En observant plusieurs États qui ont expulsé la présence française au nom de la reconquête de leur souveraineté, l’idée d’une rupture frontale pour forcer la réintégration de Mayotte gagne en écho. Pour les partisans de cette approche, la confrontation apparaît comme l’ultime levier pour imposer le respect du droit international et achever la décolonisation de l’archipel.

Cependant, l’application d’une telle stratégie de rupture dans l’océan Indien se heurte à un enchevêtrement juridique et géopolitique complexe.

D’un côté, l’Union des Comores s’appuie sur un fondement juridique incontestable au regard du droit international : la scission de l’archipel constitue une violation reconnue du principe de l’intégrité territoriale (uti possidetis juris), une position fermement soutenue par de multiples résolutions de l’ONU condamnant la présence française. De l’autre côté, sur le plan de la réelle politique, la France oppose à cette intégrité le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, s’appuyant sur la volonté exprimée par les Mahorais lors des scrutins locaux. En pratique, Paris a progressivement sanctuarisé cette scission en ancrant l’île dans sa propre Constitution et en l’intégrant comme Région Ultrapériphérique de l’Union européenne, créant une forte asymétrie de pouvoir.

L’archipel se retrouve ainsi figé dans un face-à-face où la légalité internationale réclamée par Moroni se heurte à la réalité institutionnelle et militaire imposée par Paris.

L’issue de ce différend historique reste profondément incertaine. L’Union des Comores et la France se trouvent à la croisée des chemins. L’enjeu n’est plus seulement de savoir qui a juridiquement tort ou raison, mais de déterminer comment sortir de cette paralysie mortifère. La question fondamentale demeure ouverte : par quels mécanismes diplomatiques ou politiques sera-t-il possible de concilier la souveraineté légitime revendiquée par l’État comorien avec l’ancrage institutionnel de Mayotte à la France, tout en mettant un terme urgent à la tragédie humaine qui se perpétue dans le canal du Mozambique ?

Docteur ADAMS

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13/07/2026
Belle parcours toute nos félicitations au coach surtout nos enfants .Merci pour vos encouragements.A la prochaine.....6 ...
14/06/2026

Belle parcours toute nos félicitations au coach surtout nos enfants .
Merci pour vos encouragements.

A la prochaine.....

6 matchs joués trois victoires trois défaites.

Fin de la journée.Cinq matchs.Trois victoires et deux défaites .Je vous dis à demain inchallah.
13/06/2026

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Première match gagnant,
12/06/2026

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Merci de faire partie de nos followers les plus actifs ainsi que de notre liste hebdomadaire des interactions ! 🎉 NEEMA ...
25/04/2026

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