13/06/2026
Voir, entendre, goûter, sentir, toucher.
Ces facultés nous permettent d'interagir avec la matière.
Notre corps, avec ses organes des sens que sont les yeux, les oreilles, la langue, le nez et la peau, est un capteur d'informations qui seront ensuite traitées par Buddhi, notre intellect subtil, notre capacité de discrimination, d'évaluation et de choix éclairé.
Le chemin est-il si simple et direct ?
Buddhi ne fonctionne pas seul. Il peut être perturbé et voilé par Manas, les pensées, le mental analytique du quotidien.
Il interagit avec Sadhaka Pitta, le feu de la digestion émotionnelle et donc des mémoires, et Hrdaya, le cœur.
Manas peut contrôler et dévier la clarté.
Les mémoires traumatiques peuvent tromper Buddhi et même les sens ou la perception de ces sens.
En miroir, une mauvaise utilisation de nos sens peut détériorer Manas, Sadhaka Pitta, Hrdaya et enfin Buddhi.
La vue de choses effrayantes, les odeurs nauséabondes, l'écoute de bruits forts, stridents, désorganisés, les goûts répugnants ou mal choisis par rapport à nos besoins, un toucher violent, absent, inapproprié... Sont des exemples de mauvaise utilisation des sens, entraînant une détérioration de la bonne faculté d'utilisation des sens et de la perception et interprétation des sens.
Nos sens déréglés, nous perdons la boussole de ce qui est juste pour notre santé et nous sombrons dans Prajnāparādha, le crime contre notre propre intelligence.