08/06/2026
L'odeur de la térébenthine et du vernis ancien a toujours été mon refuge.
Je m'appelle Élodie Vernier, et je restaure des toiles de maître.
Mais ce que j'ai découvert sous la peinture du portrait de la Comtesse de Valmont a détruit ma vie en une fraction de seconde.
Sous le visage froid de l'aristocrate, mon coton-tige a révélé un autre visage.
Une femme terrifiée. Une femme qui me ressemblait trait pour trait.
Impossible. La toile datait de 1962.
En cherchant des réponses dans les combles interdits du château, j'ai trouvé bien pire qu'une toile recouverte.
J'ai trouvé la vieille gouvernante, Madeleine, cachée dans l'obscurité.
Elle m'a révélé que ma mère avait été volée pour remplacer l'héritière morte dans un incendie.
Toute ma vie, mon nom, mon sang... tout était faux.
Mais avant que je puisse assimiler cette horreur, la lumière s'est éteinte.
Le bruit métallique d'un fusil qu'on arme a résonné.
La voix glaciale de la Comtesse a chuchoté dans le noir.
Un coup de feu assourdissant a éclaté.
Quand j'ai rallumé ma lampe torche, Madeleine avait disparu, laissant derrière elle une traînée de sang frais.
J'ai suivi ce sang jusqu'à un passage secret dissimulé derrière les murs de pierre.
Et au bout de ce couloir macabre, plongé dans les ténèbres...
Une petite fille m'attendait.
Elle ne parlait pas. Elle ne bougeait pas.
Mais elle portait exactement la même cicatrice que la Comtesse.
Et elle avait exactement mes yeux.
Ce qui s'est passé dans ce couloir dépasse l'entendement humain...
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