07/07/2023
"Ils n'ont pas la même façon de regarder la science tout simplement. Les experts de l'Inserm et du Centre international de recherche sur le cancer regardent l'ensemble des études universitaires publiées, les trient selon leur qualité, et puis, à partir des conclusions des meilleures études, selon des normes d'ailleurs qui sont claires et transparentes, il y a des conclusions qui sont aujourd'hui claires sur le glyphosate. Au niveau des agences sanitaires, ça ne fonctionne pas comme ça. Il y a un système de tri des agences qui est extrêmement défavorable aux études universitaires. En gros, sur plus de 7 000 études universitaires sur la toxicité du glyphosate à la fin du processus de sélection, il ne reste que 30 qui sont prises en compte réellement pour l'évaluation. Par rapport au nombre d'études fournies par l'industrie, ça ne pèse rien. Du coup, la balance pour peser le poids de la preuve scientifique penche mécaniquement du côté des études de l'industrie. Ce qui explique cette différence complètement radicale d'opinion."
L'Autorité européenne de sécurité des aliments ne s'est pas opposée ce jeudi au renouvellement de l'autorisation du glyphosate dans l'UE. "C'est surprenant que l'Agence de sécurité sanitaire européenne continue à ne pas regarder les études correctement", répond ce vendredi l'association G...