07/04/2025
Mon histoire. Ma vérité. Mon engagement.
Partie 1
Je suis Adama KANTE. Un jeune entrepreneur Africain ( MALI 🇲🇱) qui a choisi de ne pas attendre l’aide, mais de créer l’espoir. Mon histoire commence en 2016. Je n’avais rien ou presque : une daba, un petit capital, et un rêve. Je suis allé de champ en champ, demandant humblement à des propriétaires de me prêter quelques mètres carrés pour cultiver. L’un d’eux avait un puits : ce puits est devenu le point de départ de ma destinée.
Étant encore élève, j’ai commencé à cultiver, à acheter de petites graines, à apprendre par la pratique. L’agriculture, au fil des jours, est devenue plus qu’une activité : elle est devenue une passion, une voie, une mission.
Un jour, alors que je creusais ce puits à sec, j’ai lancé un message :
“Ne comptez pas seulement sur l’État. Croyez en vous. Commencez petit. Soyez courageux.”
Ce message est devenu viral. Il a touché des millions de personnes. Il a fait le tour de l’Afrique. On m’a vu comme un exemple de détermination. La diaspora s’est mobilisée, croyant en moi. Ce soutien m’a permis de lancer SENE INVEST, une société de financement participatif dans le domaine agricole.
Avec cet appui, j’ai construit des projets concrets :
• FREE FOOD, une chaîne de restauration populaire et accessible.
• SUGU MOBILE, des marchés de proximité pour rapprocher les produits frais des populations.
• FOOD SANTÉ, une unité de transformation agroalimentaire pour valoriser nos produits locaux.
. SENE RESIDENCE, etc….
Mon travail a été reconnu. J’ai figuré dans Forbes Afrique, sur de grands plateaux télé, j’ai reçu des prix et des invitations prestigieuses.
Mais un jour, tout a basculé.
Une entreprise du nom d’Open Eye a été accusée d’avoir détourné de l’argent. En moins de 48 heures, mon nom a été associé à ce scandale. Sans preuve. Sans lien. Sans fondement. Je n’ai jamais travaillé avec eux. Je ne les ai jamais soutenus. Et pourtant, une campagne de diffamation s’est lancée : on m’a traité d’escroc, de voleur, de hacker, on a dit que j’avais fui le pays.
La vérité ? J’étais à Dubaï pour rencontrer des partenaires. Sans logement, sans argent, j’ai vécu cinq mois comme sans domicile fixe.
Mon visa expiré, j’ai accumulé plus de deux millions de francs CFA d’amendes. Mais je n’ai pas sombré. Un entrepreneur ivoirien L'Investisseur Africain, que je ne connaissais même pas, a payé mes amendes. Il a cru en ma sincérité. Grâce à lui, je n’ai pas été expulsé.
Pendant ce temps, au pays :
• Plus de 300 millions FCFA de pertes,
• Biens saisis (Investissement immobiliers, commerces, équipements),
• Certains employés disparus avec du matériel,
• Témoignages fabriqués pour me nuire.
Et pourtant, 99 % de mes contrats étaient encore en cours. Et Aucun engagement n’était terminé. Je n’ai trahi personne. Je n’ai fui personne.
Alors pourquoi ce silence ?
Parce que j’avais besoin de me relever. Moralement, humainement.
Parce que je voulais comprendre, structurer, revoir mes priorités.
Parce que dans ces moments-là, parler ne suffit pas. Il faut agir, réfléchir, prier, reconstruire.
Mon silence n’était pas un aveu. C’était une pause nécessaire pour revenir plus fort.
Aujourd’hui, je travaille à me restructurer. Je me prépare à honorer mes engagements.
Je n’ai pas encore commencé à rembourser, mais j’y travaille sérieusement.
Et je demande, avec humilité, un peu plus de temps, pour poser des bases solides et durables.
Je n’ai jamais détourné. Je n’ai jamais fui. Je n’ai jamais abandonné.
Je remercie ceux qui me soutiennent. Je pardonne à ceux qui ont douté.
Et je me donne à fond pour honorer chaque engagement.
Ce message n’est pas une plainte. C’est une promesse.
Celle d’un homme qui ne baisse pas les bras.
D’un entrepreneur qui croit encore que l’Afrique mérite des projets solides.
D’un croyant qui sait que Dieu restaure au moment qu’Il veut.
Ce n’est pas la fin. Ce n’est que le recommencement. Osons y Croire 🥇🌱