Expertise Politique

Expertise Politique Cabinet de conseil en marketing politique et propagande électorale.

À la lecture du communiqué de l’ADCI, une chose doit être dite clairement : on ne doit jamais banaliser l’usage de la ju...
23/04/2026

À la lecture du communiqué de l’ADCI, une chose doit être dite clairement : on ne doit jamais banaliser l’usage de la justice contre des opinions, encore moins lorsqu’il s’agit d’un opposant politique.

Mettre la pression judiciaire sur un adversaire, l’entendre pendant des heures, puis annoncer sa garde à vue alors même qu’il est hospitalisé, après des malaises cardiovasculaires signalés par son propre camp, projette une image profondément inquiétante de la vie publique ivoirienne. Ce n’est pas cela, la démocratie. Ce n’est pas cela, la politique. Et ce n’est certainement pas cela, l’État de droit que les Ivoiriens méritent.

La politique n’est pas la guerre par d’autres moyens. Elle n’a pas vocation à devenir un théâtre de peur, de harcèlement institutionnel et de neutralisation des voix dissidentes. Quand le débat recule et que l’intimidation avance, c’est toute la démocratie qui s’abîme. Quand l’opposition devient une cible, ce n’est pas seulement un homme ou un parti qui est atteint : c’est la liberté de tous qui commence à vaciller.

La Côte d’Ivoire a besoin de confrontation d’idées, pas de démonstrations de force. Elle a besoin d’institutions qui rassurent, pas d’institutions qui inquiètent. Elle a besoin d’une justice respectée parce qu’elle est impartiale, non redoutée parce qu’elle semble instrumentalisée.

Aucun démocrate sérieux ne devrait se taire face à ce genre de situation. Car aujourd’hui, ce peut être un opposant. Demain, ce sera peut-être n’importe quelle voix jugée trop libre, trop critique, trop dérangeante.

Dans une démocratie digne de ce nom, on combat un adversaire par les arguments, par le bilan, par le suffrage. Pas par la peur. Pas par le lawfare. Pas par la terreur politique.

La Côte d’Ivoire mérite mieux.

Koffi Badou

COMMUNIQUÉ DU BUREAU EXÉCUTIF NATIONAL DU MOUVEMENT POLITIQUE AUJOURD'HUI ET DEMAIN, LA CÔTE D'IVOIRE (ADCI) RELATIF À LA PROCÉDURE EN COURS CONTRE LE CITOYEN ASSALÉ TIÉMOKO ANTOINE, PRÉSIDENT DE ADCI

Hier, mercredi 22 avril, le Citoyen Assalé Tiémoko Antoine, Président du Mouvement Politique AUJOURD'HUI ET DEMAIN, LA CÔTE D'IVOIRE (ADCI) a été entendu dans les locaux de la préfecture de police d’Abidjan, de 10h à 23h55, par un commissaire et un procureur.

Au cours de cette longue audition, il a été victime de deux malaises d’origine cardiovasculaire, le premier aux environs de 14h, le second vers 18h. À la demande de la préfecture, un professeur de cardiologie a été dépêché sur place. Après examen, celui-ci a jugé l’état de santé du Président Assalé Tiémoko Antoine préoccupant et a préconisé son transfert en urgence à l’Institut de cardiologie, afin de faire baisser significativement sa tension artérielle et de prévenir toute complication.

Tant au cours de l’audition qu’à son terme, aucune mesure restrictive de liberté visant le Président Assalé Tiémoko Antoine n’a été notifiée à ses avocats.

Après la signature du procès-verbal aux environs de 1h45, le Président Assalé Tiémoko Antoine s'est rendu à l'institut de cardiologie sous escorte policiere avec l'assurance du commissaire enquêteur qu'il pouvait regagner son domicile dès qu'il était stable.

Ce jeudi 23 avril 2026, alors qu'il est hospitalisé à l'Institut de cardiologie d'Abidjan, le procureur a informé son avocate présente à son chevet, au cours d’un échange téléphonique, le Président Assalé Tiémoko Antoine est désormais placé en garde à vue et qu’il devra être reconduit à la préfecture de police d’Abidjan pour l’accomplissement des formalités, avant d’être déféré au parquet ce vendredi 24 avril 2026.

Le Bureau Exécutif National (BEN) appelle l’ensemble des citoyennes et des citoyens militants, ainsi que les sympathisants, à faire preuve de sérénité, dans le calme et la discipline.

Le Bureau Exécutif National (BEN) remercie par ailleurs tous les Ivoiriens mobilisés depuis l'annonce de l'information de cette convocation et suivent avec une attention particulière le déroulement de cette affaire.

Le Bureau Exécutif National (BEN) reste pleinement mobilisé et informera l’opinion de toute évolution.

Vive la démocratie !
Vive la liberté !
Vive ADCI !

Le Secrétaire Exécutif
Roger YOUAN

29/03/2026
Un État ne se juge pas seulement à ses performances économiques ou à sa stabilité macro-politique. Il se juge aussi à la...
21/02/2026

Un État ne se juge pas seulement à ses performances économiques ou à sa stabilité macro-politique. Il se juge aussi à la manière dont il gère les zones grises. Le maintien en fonction d’une personnalité associée — même indirectement — à une controverse internationale d’une telle ampleur doit être évalué en termes de risque réputationnel.
https://open.substack.com/pub/badoukoffi/p/laffaire-epstein-ce-que-revele-le

Pouvoir, réputation et exemplarité

ºº Une démocratie se juge avant le jour du vote ººLes élections présidentielles organisées au Portugal passent souvent i...
09/02/2026

ºº Une démocratie se juge avant le jour du vote ºº

Les élections présidentielles organisées au Portugal passent souvent inaperçues hors d’Europe. Elles ne provoquent ni crises majeures, ni invalidations massives de candidatures, ni contestations violentes. Et c’est précisément pour cela qu’elles méritent d’être observées.

Au Portugal, l’élection présidentielle repose sur un cadre institutionnel stable, prévisible et largement accepté. Les règles du jeu sont connues à l’avance et appliquées sans chercher à corriger politiquement l’issue du vote. Le conflit politique existe, mais il est canalisé là où il doit l’être : dans les urnes, pas dans les tribunaux instrumentalisés.

Ce qui distingue le modèle portugais, c’est la retenue des institutions de contrôle. Leur rôle est d’arbitrer la procédure, non de choisir les adversaires acceptables. Lorsqu’une candidature est rejetée, cela repose sur des critères formels clairs, et non sur des interprétations opportunistes du droit. Cette retenue produit un effet décisif : la confiance. Les résultats sont globalement acceptés, y compris par les perdants.

Ce contraste est frappant lorsqu’on observe plusieurs pays africains francophones, notamment la Côte d’Ivoire, où les processus électoraux sont régulièrement précédés par l’exclusion de candidats majeurs. Ces exclusions sont presque toujours justifiées juridiquement. Mais le problème n’est pas le droit en soi : c’est son usage sélectif et politiquement orienté.

Une élection sans alternative crédible cesse d’être un choix. Elle devient un mécanisme de validation du pouvoir. À court terme, cela peut produire une stabilité apparente. À long terme, cela nourrit la défiance, l’abstention et la radicalisation du débat politique.

Le Portugal rappelle une leçon démocratique essentielle : la démocratie n’est pas l’art de choisir ses adversaires, mais celui de les affronter loyalement. Elle suppose une confiance minimale dans la capacité des citoyens à trancher, même lorsque le verdict des urnes est incertain.

Les pays engagés dans des élections contestées n’ont pas besoin de copier un modèle, mais d’en comprendre l’esprit : l’inclusion des candidats n’est pas une faiblesse, c’est une condition de légitimité.

Une démocratie qui exclut pour se protéger finit toujours par s’affaiblir.

Le Discours ou quand les mots deviennent stratégieAprès notre publication sur le Sondage, nous poursuivons notre série s...
10/11/2025

Le Discours ou quand les mots deviennent stratégie

Après notre publication sur le Sondage, nous poursuivons notre série sur les 5 axes du marketing électoral avec le Discours.

Le discours, ce n’est pas seulement ce que le candidat dit, c’est aussi ce qu’il fait ressentir. Il se construit à travers quatre composantes :
La doctrine, qui traduit la vision et les valeurs.
Les propositions, qui répondent aux besoins concrets du peuple.
Le slogan, qui condense l’idée centrale et reste en mémoire.
Le symbole, qui donne une identité visuelle et émotionnelle à la campagne.

Un bon message relie la raison et l’émotion.
Il parle à la tête, mais aussi au cœur.
Et surtout, il reste cohérent avec la culture, la langue et les sensibilités de chaque territoire.

Parce qu’en politique, le discours ne sert pas à “dire”, il sert à toucher, unir et inspirer.

Le sondage : comprendre avant de convaincreAprès notre publication sur les 5 axes stratégiques du marketing électoral, n...
09/11/2025

Le sondage : comprendre avant de convaincre

Après notre publication sur les 5 axes stratégiques du marketing électoral, nous vous proposons une série de cinq posts pour explorer, pas à pas, chacun de ces axes essentiels à toute campagne politique.

Et nous commençons aujourd’hui par le SONDAGE.

En effet, c’est la boussole du marketing électoral. Il ne sert pas seulement à mesurer des intentions de vote, mais à cartographier la réalité électorale : qui sont les électeurs, ce qu’ils veulent, comment ils décident, et surtout pourquoi ils changent d’avis.
Aussi, tout sondage sérieux doit analyser cinq éléments fondamentaux, représentés dans l'image illustrative de ce post. Ces cinq dimensions transforment le sondage en outil stratégique de mobilisation.

Elles permettent de passer de la simple curiosité statistique à une intelligence électorale complète, où chaque donnée devient action, chaque émotion devient message, et chaque segment d’électorat devient une opportunité de connexion.

Sans sondage, une campagne avance à l’aveugle. Avec elle, elle avance avec méthode, sens et précision.

́lectorale

*** Avant de se déclarer candidat : le temps du diagnostic stratégiqueDans la vie politique, il y a un moment où la tent...
08/11/2025

*** Avant de se déclarer candidat : le temps du diagnostic stratégique

Dans la vie politique, il y a un moment où la tentation de se porter candidat devient forte. L’entourage pousse, les partisans insistent, les réseaux encouragent. Mais dans la réalité, la décision de candidater ne doit jamais reposer sur l’émotion, encore moins sur la flatterie. C’est une question de stratégie, de contexte et de lucidité.

Un vrai stratège politique commence toujours par une lecture du terrain. Il observe les signes du moment : une usure du pouvoir, un vide de leadership, une lassitude populaire, ou au contraire, un cycle de stabilité difficile à briser. Le timing, dans une élection, est une donnée aussi cruciale que le message lui-même.

Entrer trop tôt, c’est risquer de s’épuiser avant la bataille. Arriver trop t**d, c’est trouver la place déjà occupée. La bonne candidature naît d’un équilibre entre désir, légitimité et opportunité.

Mais l’opportunité politique ne suffit pas. Encore faut-il disposer d’un capital de crédibilité : un nom, un parcours, une réputation, une cause qui parle à un certain public. La légitimité ne se décrète pas, elle se construit. Elle s’appuie sur l’histoire personnelle, la cohérence du discours et la reconnaissance d’un territoire, d’un milieu ou d’une communauté.

Un candidat doit d’abord être identifiable avant d’être élu

À côté de cela vient une dimension plus technique mais tout aussi décisive : la capacité d’organisation. Une idée, même brillante, ne gagne pas seule. Il faut une équipe, des relais, un plan, un minimum de ressources. Une campagne, c’est une entreprise temporaire qui demande de la méthode, de la discipline et une vision.

Sans structure, la passion se transforme vite en désordre.
C’est ici qu’intervient ce que j’appelle le diagnostic stratégique. Avant toute annonce, je conseille aux candidats d’évaluer froidement leur situation à travers une grille d’analyse. Elle mesure six grands axes : le contexte politique, la légitimité personnelle, la force organisationnelle, la capacité financière, la clarté des objectifs et la gestion des risques.
En d’autres termes, il s’agit de savoir si le terrain est favorable, si le candidat est prêt et si le projet tient la route.

Ce diagnostic ne sert pas à décourager, mais à éclairer. Il permet d’éviter les candidatures improvisées, celles qui naissent dans l’euphorie et s’éteignent dans l’indifférence. Car une campagne électorale, même perdue, peut être utile, à condition d’avoir été pensée avec un objectif précis : conquérir le pouvoir, peser sur le débat ou construire une notoriété. Ce sont trois chemins différents, mais chacun peut être légitime s’il est assumé.

Ainsi, avant toute affiche, avant tout slogan, vient le moment de vérité : celui où l’on se regarde honnêtement et où l’on se demande, non pas “est-ce que je veux être candidat ?”, mais “est-ce que le moment, le peuple et moi, sommes prêts pour cette aventure ?”.

C’est dans cette lucidité que commence toute véritable victoire politique.

́lectorale

06/11/2025

Sondage mixte quanti-quali

Une internaute qui suit notre page nous a posé la question suivante : qu’est-ce qu’un sondage mixte quanti-quali ? Évidemment, il s’agit d’une terminologie peu utilisée dans notre sphère francophone, mais nous pensons qu’il est important de l’expliquer à tous nos followers et partager ainsi la connaissance.

Lorsqu'on parle de sondage/enquête quanti-quali en politique, on fait référence à un outil qui combine le meilleur de deux approches quantitative et qualitative.
D'un côté, le sondage quantitatif présente les chiffres : combien d'électeurs connaissent le candidat, lui font confiance ou ont l'intention de voter pour lui, etc.
D'un autre côté, le sondage qualitatif explore les raisons derrière ces chiffres : pourquoi les gens font-ils confiance (ou non), ce qui les touche, ce qui les irrite, ce qu'ils attendent d'un leader politique.

Alors, en combinant ces deux approches, nous obtenons un outil beaucoup plus puissant. Les chiffres montrent l'ampleur de chaque sentiment et les entretiens, les focus groups révèlent la « signification » qui se cache derrière. Par exemple, si un sondage indique que 60 % des personnes interrogées disent vouloir du « changement », la partie qualitative révélera ce que cela signifie réellement : quel type de changement ? Un style de gouvernance différent ? Des personnes au pouvoir ? De la manière dont l'État traite les citoyens ?

C'est cette combinaison qui permet de comprendre véritablement l'électeur, et pas seulement de le compter. Cette combinaison pourra donc aider à comprendre que derrière chaque chiffre se cache une personne avec son histoire, ses frustrations et ses rêves, etc.

C'est la raison pour laquelle le sondage mixte quanti-quali est très utilisé dans les campagnes modernes, car il oriente le discours, le ton du message, mais aussi le type de propositions que le candidat doit présenter. Au lieu de s'adresser à « tout le monde », la campagne apprend à parler aux gens. Et c'est toute la différence entre une campagne froide, basée sur des statistiques, et une campagne vivante, basée sur l'empathie et la stratégie.

́lectorale

🎯Comment fait-on une campagne bien structurée ?Comment transformer une candidature en véritable mouvement de victoire ?👉...
19/10/2025

🎯Comment fait-on une campagne bien structurée ?
Comment transformer une candidature en véritable mouvement de victoire ?

👉 La réponse tient en 5 axes stratégiques du marketing politique :

Sondages – comprendre les attentes, les peurs et les besoins des citoyens.

Discours – construire une narration claire, cohérente et porteuse d’espoir.

Communication – faire circuler le message de manière efficace, sur tous les canaux.

Articulation – relier les acteurs, les territoires et les idées autour d’un même projet.

Mobilisation – transformer le soutien en action, l’adhésion en votes.

Ces cinq axes sont liés : les sondages alimentent le discours, qui guide la communication, qui renforce l’articulation, qui aboutit à la mobilisation.

Une campagne, ce n’est pas une improvisation. C’est une stratégie intégrée, où chaque axe soutient les autres.

Chers candidats,Gagner une élection ne tient pas du hasard. C’est une science. Et comme toute science, elle obéit à des ...
18/10/2025

Chers candidats,
Gagner une élection ne tient pas du hasard. C’est une science. Et comme toute science, elle obéit à des vecteurs stratégiques précis :

1️⃣ Délimitation du marché électoral – Avant de parler, sachez à qui vous parlez. Identifiez votre territoire politique, vos segments d’électeurs, vos alliés et vos adversaires.

2️⃣ Motivations du vote – Pourquoi les gens votent-ils (ou s’abstiennent-ils) ? Par intérêt, par émotion, par loyauté ? Comprenez les ressorts psychologiques de votre électorat.

3️⃣ Émotion et raison – Un bon discours doit toucher le cœur avant de convaincre la tête. La politique, c’est de la raison enveloppée d’émotion.

4️⃣ Planification de la communication – Rien ne s’improvise. Chaque mot, chaque image, chaque geste doit servir une stratégie cohérente.

5️⃣ Diffusion – Le message ne vaut que s’il atteint et mobilise. Utilisez tous les canaux : terrain, médias, réseaux sociaux. Votre message doit circuler, pas tourner en rond.

La victoire n’appartient pas à celui qui parle le plus fort, mais à celui qui communique avec méthode.

́lectorale

17/10/2025

Candidats, parlons vrai.

Les électeurs ne votent pas d’abord avec leur tête.
Ils votent avec leurs instincts.
Et si vous ne comprenez pas cela, vous parlez… dans le vide.

En politique, il existe quatre impulsions fondamentales qui dirigent les réactions humaines.
Tout bon stratège doit savoir les activer 👇

1. L’instinct combatif
C’est l’énergie de la survie. Quand vous promettez sécurité, victoire, emploi, vous touchez l’instinct du combat.
Un bon slogan n’informe pas : il mobilise.

2. L’instinct alimentaire
Le ventre et le portefeuille : c’est la base.
Quand les gens ont faim, ils n’écoutent pas les idées - ils écoutent ceux qui leur promettent de quoi vivre mieux.
Un électeur rassasié devient un électeur reconnaissant.

3. L’instinct sexuel
Il se manifeste dans les discours sur la famille, les valeurs, la stabilité. Protéger la famille, c’est protéger la continuité de l’espèce - un levier émotionnel puissant et souvent sous-estimé.

4. L’instinct paternel
Les électeurs cherchent un repère, une figure protectrice.
Quand ils disent : « Ce candidat, c’est quelqu’un de bien, il va s’occuper de nous », ils répondent à ce besoin affectif profond.

Moralité : ne parlez pas seulement au cerveau de l’électeur.
Parlez à ses instincts, à ses peurs, à ses besoins.
C’est là que se gagne une élection.

Endereço

Vila Real
5070-033

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Segunda-feira 08:30 - 19:00
Terça-feira 08:30 - 19:00
Quarta-feira 08:30 - 19:00
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Sexta-feira 08:30 - 19:00
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