23/04/2026
À la lecture du communiqué de l’ADCI, une chose doit être dite clairement : on ne doit jamais banaliser l’usage de la justice contre des opinions, encore moins lorsqu’il s’agit d’un opposant politique.
Mettre la pression judiciaire sur un adversaire, l’entendre pendant des heures, puis annoncer sa garde à vue alors même qu’il est hospitalisé, après des malaises cardiovasculaires signalés par son propre camp, projette une image profondément inquiétante de la vie publique ivoirienne. Ce n’est pas cela, la démocratie. Ce n’est pas cela, la politique. Et ce n’est certainement pas cela, l’État de droit que les Ivoiriens méritent.
La politique n’est pas la guerre par d’autres moyens. Elle n’a pas vocation à devenir un théâtre de peur, de harcèlement institutionnel et de neutralisation des voix dissidentes. Quand le débat recule et que l’intimidation avance, c’est toute la démocratie qui s’abîme. Quand l’opposition devient une cible, ce n’est pas seulement un homme ou un parti qui est atteint : c’est la liberté de tous qui commence à vaciller.
La Côte d’Ivoire a besoin de confrontation d’idées, pas de démonstrations de force. Elle a besoin d’institutions qui rassurent, pas d’institutions qui inquiètent. Elle a besoin d’une justice respectée parce qu’elle est impartiale, non redoutée parce qu’elle semble instrumentalisée.
Aucun démocrate sérieux ne devrait se taire face à ce genre de situation. Car aujourd’hui, ce peut être un opposant. Demain, ce sera peut-être n’importe quelle voix jugée trop libre, trop critique, trop dérangeante.
Dans une démocratie digne de ce nom, on combat un adversaire par les arguments, par le bilan, par le suffrage. Pas par la peur. Pas par le lawfare. Pas par la terreur politique.
La Côte d’Ivoire mérite mieux.
Koffi Badou
COMMUNIQUÉ DU BUREAU EXÉCUTIF NATIONAL DU MOUVEMENT POLITIQUE AUJOURD'HUI ET DEMAIN, LA CÔTE D'IVOIRE (ADCI) RELATIF À LA PROCÉDURE EN COURS CONTRE LE CITOYEN ASSALÉ TIÉMOKO ANTOINE, PRÉSIDENT DE ADCI
Hier, mercredi 22 avril, le Citoyen Assalé Tiémoko Antoine, Président du Mouvement Politique AUJOURD'HUI ET DEMAIN, LA CÔTE D'IVOIRE (ADCI) a été entendu dans les locaux de la préfecture de police d’Abidjan, de 10h à 23h55, par un commissaire et un procureur.
Au cours de cette longue audition, il a été victime de deux malaises d’origine cardiovasculaire, le premier aux environs de 14h, le second vers 18h. À la demande de la préfecture, un professeur de cardiologie a été dépêché sur place. Après examen, celui-ci a jugé l’état de santé du Président Assalé Tiémoko Antoine préoccupant et a préconisé son transfert en urgence à l’Institut de cardiologie, afin de faire baisser significativement sa tension artérielle et de prévenir toute complication.
Tant au cours de l’audition qu’à son terme, aucune mesure restrictive de liberté visant le Président Assalé Tiémoko Antoine n’a été notifiée à ses avocats.
Après la signature du procès-verbal aux environs de 1h45, le Président Assalé Tiémoko Antoine s'est rendu à l'institut de cardiologie sous escorte policiere avec l'assurance du commissaire enquêteur qu'il pouvait regagner son domicile dès qu'il était stable.
Ce jeudi 23 avril 2026, alors qu'il est hospitalisé à l'Institut de cardiologie d'Abidjan, le procureur a informé son avocate présente à son chevet, au cours d’un échange téléphonique, le Président Assalé Tiémoko Antoine est désormais placé en garde à vue et qu’il devra être reconduit à la préfecture de police d’Abidjan pour l’accomplissement des formalités, avant d’être déféré au parquet ce vendredi 24 avril 2026.
Le Bureau Exécutif National (BEN) appelle l’ensemble des citoyennes et des citoyens militants, ainsi que les sympathisants, à faire preuve de sérénité, dans le calme et la discipline.
Le Bureau Exécutif National (BEN) remercie par ailleurs tous les Ivoiriens mobilisés depuis l'annonce de l'information de cette convocation et suivent avec une attention particulière le déroulement de cette affaire.
Le Bureau Exécutif National (BEN) reste pleinement mobilisé et informera l’opinion de toute évolution.
Vive la démocratie !
Vive la liberté !
Vive ADCI !
Le Secrétaire Exécutif
Roger YOUAN