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Sonatel (Orange) : « Un Etat dans l’Etat » ?Au Sénégal, qui s’est doté il y a deux ans d’un plan ambitieux « Sénégal num...
26/04/2018

Sonatel (Orange) : « Un Etat dans l’Etat » ?

Au Sénégal, qui s’est doté il y a deux ans d’un plan ambitieux « Sénégal numérique 2016-2025 » (SN 2025), le poids monopolistique de l’opérateur télécoms historique – Sonatel (alias Orange et l’Etat sénégalais) – pose problème en termes de risques d’abus – potentiels ou avérés – de position dominante.

« Le pouvoir de l’opérateur historique Sonatel d’influencer les décisions du régulateur et de repousser indéfiniment, ou minimiser les obligations qui devraient lui être imposées au titre de sa puissance sur l’ensemble des marchés, reste manifeste », constate Katia Duhamel. Aux dires de spécialistes des télécoms sénégalaises, ce secteur est complètement monopolisé par l’opérateur historique qu’est la Sonatel – « Un Etat dans l’Etat », disent certains. Orange, l’opérateur télécoms français, en est l’actionnaire de référence à hauteur de 42,33 % du capital et en a le contrôle du comité stratégique, et est de ce fait très influent auprès du conseil d’administration de Sonatel.

« Au Sénégal, c’est la Sonatel et le désert ! », ironise un observateur. Sonatel, qui s’octroie la part du lion avec plus de 52 % de parts de marché, contre 26 % pour Tigo et 22 % pour Expresso – a vu en 2016 le renouvellement de sa concession pour l’exploitation de ses réseaux au Sénégal pour une durée de dix-sept ans et a acquis des fréquences 4G. Les concurrents mobiles n’ont jamais pu sérieusement rivaliser avec Sonatel. L’un d’entre eux fut Millicom qui opérant sous la marque Tigo, lequel a été cédé il y a un an au spécialiste du transfert d’argent en ligne Wari.

Mais celui-ci se retrouve actuellement dans un imbroglio quant à cette acquisition que Milicom – malgré un contrat de vente signé le 2 février 2017 et un décret présidentiel du 1er août de la même année approuvant la cession à Wari de la licence de téléphonie opérée par Tigo – a finalement dénoncé cet accord pour se tourner vers un consortium acquéreur contrôlé par Yerim Sow, (un riche homme d’affaires sénégalais), Xavier Niel (dirigeant fondateur de Free en France) et de Sofima (groupe Axian de la famille malgache Hiridjee).

Le différend est actuellement devant la justice. L’autre concurrent de Sonatel est le soudanais Sudatel qui opère l’opérateur Expresso, mais qui rencontre des difficultés sur un marché concurrentiel perfectible. Au total, le secteur des télécoms au Sénégal, avec des tarifs plutôt élevés par rapport à la sous-région, une faible connectivité de la population et une couverture du territoire insuffisante. Mais il y a un gros potentiel de développement et d’amélioration au Sénégal. En outre, au pays de la Teranga (hospitalité en wolof), les prix des licences (notamment 4G) et les taxes diverses (au profit de l’Etat) tendent à pénaliser les investissements des concurrents.

Quant aux infrastructures de fibre optique que gère l’Agence de l’informatique de l’Etat (ADIE) pour ce dernier, elles ne sont pas ouvertes de façon transparente et non discriminatoire au secteur privé alors qu’elles excédent largement les besoins de l’administration. C’est le cas aussi pour celles de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec).

Mais une révision du cadre institutionnel et juridique est en cours, avec en vue un code de télécoms réformé. Pour autant, un observateur déplore : « En Côte d’Ivoire, plusieurs réformes ont été menées et plusieurs lois adoptées. Ce qui n’a pas été le cas au Sénégal où les textes législatifs et réglementaires sont devenus très ‘vieillot’ et souffrent de lacunes très significatives, notamment en matière de régulation des télécoms où les régimes d’autorisations restent très cloisonnés (licences quels que soient les réseaux ouverts au public, même sans qu’il y ait de ressources rares, appels d’offres systématiques, etc.). Tout cela est petit peu dépassé ».

A cela s’ajoutent au Sénégal un manque sur les nouveaux usages de fréquences, comme sur ceux utilisant des fréquences non exclusives tels que l’Internet des objets (IoT), ainsi que l’absence de textes pertinents sur le commerce électronique, la certification/authentification (preuve en ligne), ou encore la cybersécurité. Il y a donc un sérieux « gap » réglementaire en défaveur du Sénégal. La Côte d’Ivoire s’en sort un peu mieux que le Sénégal, même si les contextes respectifs dans ces deux pays sont comparables. « Nous avons plus besoin de renforcer nos synergies d’actions dans le cadre d’une stratégie digitale ouest africaine que de ‘transposabilité’ d’un modèle par rapport à un autre. Le défi est de partager nos recettes dans l’action pour consolider nos écosystèmes numériques régionaux », considère pour sa part le président du GOTIC.

Les deux pays-phare de l’Ouest africain se sont lancés quasiment en même temps – en 1998 et 1999 – dans la privatisation de leur opérateur télécoms historique respectif, Sonatel et Côte d’Ivoire Télécom, et les deux avec Orange comme actionnaire pour l’un et comme propriétaire pour l’autre. Or le résultat concurrentiel est assez différent finalement entre ces deux pays même si la Côte d’Ivoire revient de loin.

Par ailleurs, le Sénégal n’a pas su pleinement tirer profit de son avance sur les autres pays. En 2000, les premiers câbles sous-marins (Atlantis2, SAT3) ont été d’abord lancés au Sénégal. Et tandis que le Sénégal ouvrait progressivement ses premiers accès à la fibre optique, la Côte d’Ivoire sombrait, elle, dans une guerre politico-militaire sans précédent. Malgré, ces années de conflit qui s’en sont suivies, la Côte d’Ivoire a su rebondir et se positionner parmi les leaders de la sous-région.

24/04/2018

site web : www.techkrour.info
Des puces miniatures sensorielles imitant le comportement de nos cellules nerveuses biologiques ont été mises au point par des chercheurs français et japonais. L’objectif des scientifiques est de développer un système nerveux artificiel en réseau qui délivrerait à nos robots, nos ordinateurs ou nos smartphones, le sens du toucher, de la vue, de l’odorat ou de l’ouïe.

Les neuroscientifiques expérimentent depuis longtemps des puces informatiques en réseau qui simulent le comportement de nos cellules nerveuses. Ces dispositifs d’intelligence artificielle analysent à la vitesse de l’éclair des montagnes de données. C’est ainsi que fonctionnent les systèmes de reconnaissance visuelle qui sont capables de reconnaître les formes et les détails d’un visage, par exemple. Mais les transistors à base de silicium qui équipent nos ordinateurs ont démontré leurs limites.

Plus les analyses deviennent profondes, plus nos machines consomment une énergie colossale pour vainement s’approcher des performances dont est capable le cerveau humain. Il devenait donc urgent de passer à un autre type de technologie ont estimé des chercheurs français et japonais. Ils avaient mis au point l’an dernier le premier « nano-neurone » artificiel capable de reconnaitre des chiffres de 0 à 9 prononcés de façon aléatoires par différents personnes avec un taux de réussite qui dépassait les 99 %.

Imiter un neurone

Leur petite cellule nerveuse artificielle qui se comporte comme une nano-boussole réagissait aux fluctuations d’un oscillateur magnétique. Chaque variation du champ aimanté engendrait alors un flux électrique imitant les signaux que produit un neurone biologique. La mise au point d’une seule cellule nerveuse artificielle était déjà une prouesse, mais des milliers interagissant entre elles, permettraient de concevoir un système nerveux artificiel en réseau ont depuis expérimentés les chercheurs. Leur prototype imite en quelque sorte les propriétés sensorielles du système nerveux humain.

L’objectif des scientifiques est maintenant de réaliser des puces miniatures et intelligentes basées sur le même principe qui consommeront très peu d’électricité. Cette nouvelle informatique en réseau doterait, nos robots, nos ordinateurs ou nos smartphones, du sens du touché, de la vue et de l’ouïe envisagent les scientifiques qui viennent de publier leurs travaux de recherche dans la r***e Nature. Une avancée spectaculaire dans le domaine de l’intelligence artificielle qui avec cette vision moderne du mythe de Frankenstein relance le débat et surtout les fantasmes autour de la création prochaine de machines terriblement perspicaces, capables de rivaliser avec les performances de nos pauvres petits cerveaux humains bien fatigués et menacés d’obsolescence.

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Site web: www.techkrour.infoAu Ghana Le professeur sans PC a enfin reçu du matériel Faute de moyens, ce professeur ghané...
19/03/2018

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Au Ghana Le professeur sans PC a enfin reçu du matériel
Faute de moyens, ce professeur ghanéen apprenait l'informatique à ses élèves sur un tableau de classe classique.
Trois semaines après que sa publication a fait le tour du monde, Richard Appiah Akoto a reçu de premier dons de matériel informatique.

Faute de moyens, ce professeur ghanéen apprenait l'informatique à ses élèves sur un tableau de classe classique.

Son histoire a ému les réseaux sociaux et Microsoft Africa lui avait promis des équipements gratuits.
Promesse tenue
L'entreprise a confirmé avoir offert à l'école où il enseigne un accès gratuit à sa gamme de logiciel à destination des enseignants et l'a invité à partager son expérience lors du sommet Microsoft sur l’éducation à Singapour.

L’Université de Leeds au Royaume-Uni et l'université ghanéenne NIIT Ghana, lui ont également envoyé un total de cinq ordinateurs bureautiques, deux ordinateurs portables, ainsi que plusieurs cartons de livres de technologie.
"Je suis très surpris de l’engouement autour de ces photos, car j’ai juste fait une publication Facebook comme j’en fais régulièrement sur les nouvelles techniques que j’utilise pour intéresser mes élèves", avait-il expliqué à France 24.

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