28/09/2018
Hommage à Bruno Diatta : Les temps forts d’une journée remplie d’émotion
Notre perte est immense, et notre douleur infinie.
A cette perte et à cette douleur, s’ajoute, pour moi, le pénible exercice de prononcer l’oraison funèbre d’un collaborateur émérite, au parcours et aux qualités hors du commun.
Pour rappeler le destin mortel de l’humain, une sagesse de chez nous dit que la vie cohabite avec la mort.
Mais on ne s’habitue jamais à la mort, parce qu’elle frappe toujours par surprise.
Et comment s’habituer à la mort quand, avec la disparition du Ministre Bruno Diatta, elle frappe aucœur de la Nation, del’Etat et de la République ?
Le vendredi 21 septembre 2018, le Ministre Bruno Diatta s’est retiré paisiblement de la vie terrestre, à son domicile, parmi les siens. Fidèle à lui-même, Bruno s’en est allé discrètement, comme il a vécu.
On le savait souffrant depuis peu. Mais, tirant sa force dans sa pudeur habituelle, jamais il ne s’est plaint de sa maladie. Bien au contraire, il a tenu jusqu’au bout. Il a travaillé jusqu’au dernier souffle.
Le mercredi 19 septembre, c’est lui qui avait encore installé le Conseil des Ministres, sacrifiant au rituel dont il avait seul le secret. Hélas pour la dernière fois...
Grande a été ma surprise d’apprendre le décès de Bruno, vendredi, alors que je partais en mission.
Quand le destin nous arrache un collaborateur d’exception, le seul devoir qui vaille est de lui rendre l’hommage qu’il mérite.
Et cette cérémonie d’hommage national à la mémoire du Ministre Bruno Diatta est une terrible ironie du sort, parce que le cérémonial est par définition le domaine réservé de Bruno. C’est lui qui en était l’ordonnateur et le maître par excellence. Il n’y a que la mort pour nous imposer un monde à l’envers et nous dicter un cérémonial à la place de Bruno. La Nation est frappée au cœur, parce que le Ministre Bruno Diatta était un homme de synthèse. Il symbolisait si bien ce qui nous unit et nous rassemble.