15/07/2026
Retour de Macky Sall à Dakar : Yankoba Diémé tranche le débat et rappelle un principe constitutionnel intangible
À la veille du retour très attendu de l'ancien président Macky Sall au Sénégal, le gouvernement a tenu à couper court à toutes les spéculations. Invité du très suivi Journal télévisé de 20 heures de la RTS, le ministre des Forces armées, Yankoba Diémé, a livré une mise au point aussi claire que solennelle sur les conditions du retour de l'ancien chef de l'État, programmé ce vendredi 17 juillet 2026.
« Aucune accusation, aucune poursuite, aucune condamnation »
Face aux nombreuses interrogations qui entourent ce retour hautement symbolique, Yankoba Diémé a rappelé une évidence juridique que certains semblaient vouloir occulter : Macky Sall demeure, aux yeux de la loi, un citoyen sénégalais à part entière, jouissant de l'ensemble de ses droits civiques et constitutionnels.
« L'ancien président ne fait l'objet d'aucune accusation, d'aucune poursuite, encore moins d'aucune condamnation », a martelé le ministre, coupant ainsi court aux rumeurs et aux appels à l'obstruction relayés ces derniers jours dans certains cercles politiques et sur les réseaux sociaux.
En clair : rien ne peut légalement s'opposer à l'entrée ou à la sortie du territoire national de l'ancien locataire du Palais de la République.
Le président Diomaye Faye, « gardien de la Constitution »
Au-delà du rappel juridique, Yankoba Diémé a également tenu à souligner la posture républicaine du chef de l'État en exercice. « Le président de la République, en tant que gardien de la Constitution, s'inscrit dans ce sens », a-t-il affirmé, envoyant ainsi un signal fort tant à l'opinion publique qu'aux acteurs politiques tentés d'instrumentaliser ce retour.
Cette déclaration prend une résonance particulière dans un contexte national marqué par des débats parfois passionnés sur le sort réservé à l'ancien régime. En invoquant la Constitution comme boussole, le pouvoir en place réaffirme sa volonté de faire prévaloir l'État de droit sur les passions politiques.
Un retour à forte charge diplomatique
L'arrivée de Macky Sall est prévue à Dakar ce vendredi à 15h GMT. Mais ce retour n'a rien d'anodin ni de simplement personnel. Au cours de son séjour, l'ancien président doit être reçu en audience par le président Bassirou Diomaye Faye au Palais de la République.
L'objet de cette rencontre au sommet ? La candidature de Macky Sall au poste prestigieux de Secrétaire général des Nations unies, une ambition qui nécessite le plein soutien de l'État sénégalais pour prospérer sur la scène internationale.
Cette audience, hautement symbolique, illustre une volonté partagée de dépasser les clivages politiques internes au profit du rayonnement diplomatique du Sénégal. En recevant son prédécesseur, Bassirou Diomaye Faye enverrait un puissant message d'unité nationale autour d'une candidature susceptible de propulser un fils du Sénégal à la tête de la plus grande organisation internationale au monde.
Un test de maturité démocratique
Au-delà de la portée diplomatique, ce retour constitue également un véritable test de maturité démocratique pour le Sénégal. La capacité du pays à accueillir sereinement un ancien président, dans le strict respect des droits constitutionnels et sans instrumentalisation politique, sera scrutée avec attention, tant par les observateurs nationaux qu'internationaux.
En prenant la parole à la veille de ce moment historique, Yankoba Diémé a posé un acte politique fort : celui de rappeler que la République sénégalaise est un État de droit, où les principes constitutionnels priment sur toute autre considération.
Rendez-vous donc ce vendredi 15h GMT à l'Aéroport international Blaise Diagne, pour un retour qui s'annonce d'ores et déjà comme l'un des événements politiques majeurs de l'année 2026.
Dakar24