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25/06/2026

TESTAMENT POLITIQUE DU PRÉSIDENT LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR

Je partirai. Ce ne sera pas pour donner un exemple aux autres chefs d’État. Je partirai parce que c’est cela qu’il faudra faire en son temps. C’est comme cela que je m’accomplirai. D’autre part, si je veux donner un exemple, c’est à mes successeurs sénégalais, afin qu’eux aussi, après avoir accompli leur tâche, ils aient le courage de partir. Ma pensée dernière sera pour le Sénégal de l’an 2000. Un Sénégal tourné vers l’avenir.

Il est bon que les jeunes nous critiquent. Et qu’ils essaient de nous dépasser. Nous ne sommes pas des classiques, mais des pionniers : après nous viendront les classiques.

Au Sénégal, l’État s’incarne dans les trois pouvoirs — législatif, exécutif et judiciaire — définis dans la Constitution. J’insiste, en particulier, sur l’indépendance de la magistrature. Nous avons une organisation dont le modèle est français, mais repensé par nous-mêmes. C’est ainsi que notre Cour suprême, qui a un rôle majeur dans le contrôle des élections, est souvent saisie par les citoyens. Plus de 60 fois sur 100, celle-ci casse la décision du Gouvernement pour « abus de pouvoir ».

L’État, c’est l’autorité souveraine qui s’exerce sur un peuple à travers des hommes et des institutions. La Nation, c’est la volonté commune de vie commune d’un peuple donné. La Nation repose sur l’ethnie. Dans une nation, les gens ont dépassé les différences de race, de religion et de caste.

C’eût été tentant d’annexer la Gambie. Beaucoup de Sénégalais le voulaient. Je m’y suis toujours opposé. Le Sénégal et la Gambie ont réglé parfaitement, parce qu’à l’amiable, leurs questions de frontières.

Sur le plan politique, la Révolution, ce n’est pas la dictature des intellectuels, ni des travailleurs salariés, ou de l’État inquisiteur pensant pour nous. La Révolution, pour nous aujourd’hui en Afrique, coïncide avec la démocratie, ce qui suppose la séparation des pouvoirs, le pluripartisme, une justice indépendante et des syndicats libres. La politique sociale doit assurer la justice, la multiplication des emplois et une sécurité sociale qui assure aux plus pauvres la médecine gratuite.

Le dialogue, pour être efficace, doit se dérouler sur une base d’égalité, non pas matérielle, même pas politique, mais morale.

Le chef de l’État doit avoir une vue globale, harmonisée parce qu’équilibrée des choses. Nous passons pour intelligents, mais nous sommes individualistes et légers : nous avons beaucoup perdu du sens communautaire négro-africain. Le laxisme de l’Occident nous a envahis, relâchant la tension soudano-sahélienne de nos ancêtres. Il y a le peuple sénégalais, intelligent et courageux au travail comme à la guerre.

On se sent solitaire comme chef d’État parce qu’on constate que chaque groupe socioprofessionnel voit, d’abord, ses intérêts, et que chaque parti vise, avant toute chose, à conquérir le pouvoir ou à le garder.

« La politique », c’était, pour moi, les ambitions personnelles, la « magouille », le mensonge. Je me suis alors toujours référé à la définition de Platon, la politikè, comme l’« art de gouverner la cité ». La politique doit reposer sur l’éthique. Je pense qu’il y a une morale de la politique, voire que la loyauté et l’honnêteté paient. Même si elles ne paient pas, la seule satisfaction qu’on puisse avoir dans son action politique, c’est de rester fidèle aux sentiments de l’honneur et de travailler au développement de son peuple. La politique doit reposer sur la vérité, sur l’honnêteté, sur la loyauté, sur le courage physique et moral. Il ne faut pas céder sur les exigences morales. Même si l’on doit échouer, car il y a des échecs qui sont positifs. C’est la démocratie qui peut le mieux servir la vérité et la justice, bref, la morale, et le développement par surcroît.

La démocratie existait en Afrique, avec débat, c'est-à-dire confrontation des idées, mais elle était « unanimiste » avec un respect insuffisant des droits de la minorité.

Je pense qu’il faut une démocratie forte, avec un exécutif fort, c'est-à-dire un régime présidentiel avec un chef d’État élu au suffrage universel par le peuple. Un régime présidentiel doit être franc et non pas honteux. Dans un pays qui pousse la démocratie jusqu’à ses limites extrêmes, jusqu’à sa caricature, avec la multiplicité des partis où règnent l’individualisme et l’esprit de contestation, le gouvernement d’assemblée instaure l’instabilité. Celui-ci peut être efficace, mais seulement chez des peuples qui sont froids, disciplinés, équilibrés. Un gouvernement d’assemblée ne peut réussir chez les Fluctuants, les Méditerranéens, les Latins, les Arabo-Berbères, les Négro-Africains.

Je serai tolérant. C’est pourquoi, au Sénégal, nous avons modifié, dans le serment du président de la République, la référence à Dieu, puisque, selon notre Constitution, un athée peut être président de la République. Cette tolérance est un des traits de la sénégalité.

Chez les Sérères, « c’est le ventre qui est noble » : on est noble par sa mère, et non pas par son père. Mon père était catholique. Ma mère animiste, mais elle a été baptisée à la fin de sa vie. Quant à mon oncle Waly Bakhoum, il aimait bien boire, mais il a fini par se convertir à l'islam. Et il est mort en bon musulman.

Dans notre Constitution, nous avons inscrit les libertés religieuses. Mieux : nous disons que les religions sont des moyens d’éducation. Notre État est laïc : il n’y a pas de religion d’État.

Il y a au Sénégal quelque 50 000 citoyens originaires du Cap-Vert. Chez nous, nous avons vingt mille Libano-Syriens, dont la moitié a pris la nationalité sénégalaise. Nous avons surtout quelque cent cinquante mille Maures, qui tiennent de petites boutiques jusque dans les villages. 20 % de la population sénégalaise est formée d’étrangers. Pourtant, il n’y a jamais eu de conflit racial.

Il n’y a pas de préjugés de race ni de religion au Sénégal ; ce qu’il y a, c’est un sens régional aigu, surtout dans les régions périphériques, jusqu’ici défavorisées par leur éloignement de la capitale.

De temps en temps, il y a des grèves sauvages, bien sûr. C’est la paix sociale qui nous a permis, en grande partie, de surmonter la sécheresse qui, en 18 années d’indépendance, a sévi neuf fois. Nous avons avancé en zigzag, il est vrai, mais la meilleure preuve que nous avons avancé est que notre revenu par tête d’habitant est passé, en 18 ans, de 160 à 420 dollars.

En général, les « sociétés d’État » n’ont pas été des facteurs de progrès. Notre modèle à l’horizon de l’an 2000 est que l’État fait le plan, organise la vie économique du pays et contrôle. La cogestion entre l’État, les cadres, les employés et les ouvriers me semble être la meilleure solution. Nous mettons l’accent sur l’esprit de méthode et d’organisation comme sur l’enseignement des sciences et des techniques modernes. La mathématique est la discipline prioritaire. Quant à l’enseignement supérieur, 20 % des étudiants s’y dirigent vers des carrières d’ingénieurs et de techniciens supérieurs. Nous avons, dans l’industrie, nationalisé les industries de monopole de base, comme la production et la distribution de l’eau, ainsi que celles de l’énergie. D’abord, il faut savoir gérer. L’échec, partout en Afrique noire, vient essentiellement de ce que nous n’avions pas appris à gérer.

S’agissant de la terre, nous sommes revenus à l’ancien droit négro-africain, où la terre ne pouvait être un objet de propriété individuelle ou familiale, mais était propriété nationale au sens de la gens. Le secteur rural passe, dans notre Plan, avant tout autre secteur, l’éducation et la culture exceptées.

Notre Code de la famille est significatif de l’esprit n***e et moderne en même temps, adapté à notre « univers mental » et à nos « sociétés traditionnelles ». Nous avons favorisé la monogamie avec la coopération des autorités religieuses. La polygamie est l’exception et la monogamie, la généralité. Nous avons fait porter notre principal effort sur l’abolition de la discrimination entre les sexes dans la fonction publique. Nous essayons d’avoir une conception dynamique de la « libération de la femme ». Il ne s’agit pas d’une égalité mathématique, mais d’une égalité complémentaire.

Comment faire pour garantir l’exercice des droits de l’homme ? Je réponds : en organisant une démocratie à l’africaine. Ce qui ne suppose pas, nécessairement, un pluralisme politique et syndical foisonnant, mais au moins deux partis et des élections régulières, mais encore la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, avec, naturellement, l’indépendance de la magistrature. Aujourd’hui, la plupart des régimes africains sont des régimes, sinon dictatoriaux, du moins personnels.

Les Sénégalais sont très politiciens, individualistes et débrouillards. De temps en temps, un militant de l’UPS formait un parti dissident et attendait qu’on vînt le chercher. Quand les membres du PRA-Sénégal sont revenus à l’UPS, nous décidâmes que, désormais, nous n’accepterions plus de discuter avec des dissidents. C’est pourquoi, quand M. Abdoulaye Wade est venu, en 1974, me demander s’il pouvait déposer les statuts d’un nouveau parti, j’ai eu l’impression que c’était du chantage, et j’ai dit « oui ». C’est ainsi que le PDS a été fondé.

La Constitution issue de l’indépendance posait le principe du pluripartisme. En 1976, nous modifiâmes la Constitution en reconnaissant trois courants : un courant libéral de gauche, de tendance radicale-socialiste ; un courant socialiste et démocratique que représente le Parti socialiste du Sénégal ; et un courant marxiste-léniniste qui se réclame du « socialisme scientifique ». Cependant, la réalité est plus complexe. Il y a au Sénégal des conservateurs réactionnaires et des conservateurs libéraux. À l’extrême gauche, c’est un rassemblement hétéroclite. Le Parti africain de l’indépendance de M. Majhemout Diop avait beaucoup hésité. C’est un mouvement authentiquement révolutionnaire. M. Diop a écrit des ouvrages sérieux. Je ne dis pas que je suis d’accord avec lui, mais j’ai de l’estime pour son honnêteté intellectuelle et morale.

Au Parti socialiste, mes idées n’ont pas toujours triomphé ; je pense même que le PS est en re**rd de vingt ans sur mes idées. Mais nous sommes dans un pays en développement, et il ne faut pas multiplier les partis. Sans quoi, on risque de tomber dans l’anarchie. Le Parti socialiste pourra garder le pouvoir longtemps. Indéfiniment ? Non. Il est naturel qu’un jour, un autre parti triomphe.

L’instabilité politique tient, à la fois, de l’ethnie et de l’histoire. Comme les Méditerranéens ou les Latino-Américains, nous sommes, nous Africains, des Fluctuants. Nous avons tous une profonde et orageuse affectivité qui réagit sans t**der et brutalement à l’événement. Il s’y ajoute que beaucoup de chefs d’État manquent de culture, n’ont pas assimilé l’esprit de méthode et d’organisation : ils ne sont pas habitués à voir les choses globalement et dans une vision prospective. Les coups d’État militaires sont une conséquence de cette situation. Certains chefs d’État civils ont cédé à la facilité. Ils ont fait de la dictature ou se sont laissé aller à la corruption. Il y a eu des soulèvements populaires, et l’armée est intervenue, elle qui représente un puissant élément d’ordre et de stabilité dans un pays en développement. Pour le Sénégal, la stabilité provient, essentiellement, de ce que nous avions plus de cadres que les autres États francophones et que nous étions, déjà, habitués à la démocratie. Quand il n’y a pas de démocratie, le seul recours, c’est le coup d’État militaire. Il est évident que les Occidentaux ont favorisé les coups d’État militaires contre des chefs d’État qui se situaient à gauche. J’ai même l’impression que, parfois, la France a favorisé les coups d’État militaires, ou laissé faire, ce qui revient au même. Dans un ou deux cas, c’est l’évidence : elle espérait avoir un partenaire plus docile. Il reste que nous sommes, nous Africains, les principaux responsables de cette situation.

Après l’indépendance, nous avons noué des relations privilégiées avec la France, tout en diminuant son influence culturelle, mais aussi économique. Les programmes de l’enseignement ont été révisés, avec les manuels, pour mettre l’accent sur l’Afrique.

Nous avons, en 1971, fixé par décret la transcription phonétique de nos six langues nationales. Je préside moi-même des commissions qui ont pour tâche de faire un premier travail de séparation grammaticale des mots dans la proposition et dans la phrase. Tout est encore à faire en matière de linguistique négro-africaine.

Le Sénégal a, à peu près aujourd’hui, la moitié des agrégés de mathématiques et des docteurs d’État de mathématiques de l’Afrique noire francophone. Nous formons, chaque année, quelque deux cents ingénieurs. Je préside au moins un conseil interministériel consacré à la recherche appliquée comme à la recherche fondamentale.

Je me rappelle Nkrumah me demandant de quitter la « Communauté ». Je lui réponds : « D’accord, si vous quittez le Commonwealth. — Mais, reprit-il, ce n’est pas la même chose. » À quoi je rétorquai : « Décidément, la logique n’est pas votre vertu principale, à vous autres, Nègres anglophones. »

L’Europe qui a les sciences et les techniques n’a pas les matières premières. Nous, nous avons les matières premières.

Le racisme des Arabes, ce sont les Européens qui l’ont mis dans la tête des Nègres. On embrasse les Arabes, mais quand il s’agit d’enseigner la langue et la civilisation arabes, on trouve que ce n’est pas très intéressant, que ça rapporte moins que d’apprendre l’anglais, le russe ou l’espagnol.

Les films arabes et indiens répondent mieux à notre culture : ils n’ont pas les défauts du cinéma européen, c'est-à-dire la violence, la drogue, la pornographie. Nous avons de bons cinéastes.

Nous avons remarqué qu’on écrivait de plus en plus mal le français : non seulement les Sénégalais, mais aussi les Français.

D’une façon générale, nous, Sénégalais, sommes contre la dissémination nucléaire. Parce que la voie nucléaire est une voie dangereuse pour le monde. Il nous faut nous engager dans celle de l’énergie solaire.

Le combat le plus important reste le problème culturel. Le combat n’est pas terminé, et nous aurons, nous du Tiers-Monde, à nous battre encore longtemps, et dur, pour faire accepter nos valeurs. Il faut arriver à un pouvoir égal, mais surtout à une organisation égale d’information entre le monde développé et le monde en développement.

Source : L'hebdomadaire Jeune Afrique (N° 1043) en décembre 1980.

11/06/2026

Texte à diffuser au sein de votre propre famille !

*LA RÉUNION DE FAMILLE*

Ma mère a fait quelque chose d'étonnant et d'inattendu. Elle nous a envoyé un message pour une réunion de famille urgente à la maison familiale. Nous nous sommes toutes et tous déplacés, mais étonnamment, maman ne nous a pas accueillis avec sa chaleur habituelle. Bien qu'elle ait répondu à nos salutations, nous pouvions tous sentir la froideur dans sa voix.

Même mon père a été surpris de voir tous ses fils, et il a interrogé maman sur la raison de cette réunion. Mais elle lui a dit d'attendre patiemment pour savoir pourquoi.

Elle nous a remerciés d'avoir quitté notre emploi du temps chargé pour répondre à son appel. "Mais je veux que vous sachiez tous que je ne suis pas une femme heureuse. Vous m'avez tous offensée. Quiconque offense mon mari m'offense !".

Mon père a essayé de dire quelque chose, mais maman a communiqué avec lui par les yeux, et il a souri sans parler.

"Je ne sais pas ce qu'il en est de mes autres frères et sœurs, mais je sais que je ne vous ai jamais offensés, ni vous ni papa", dit mon frère aîné.

"Vraiment ?" a répondu maman.

"J'en suis sûr, maman".

Les autres l'ont rassurée de la même façon. Elle a soupiré, puis a souri tristement.

"Quand était l'anniversaire de ton père ? demanda-t-elle"

Nous nous sommes tous regardés, la culpabilité se lisant sur nos visages.

"Hier ! dis-je.

"Si je me souviens bien, aucun d'entre vous ne l'a appelé ou ne lui a envoyé de SMS. Mais vous n'avez pas oublié le mien. Si c'était mon anniversaire, vous l'auriez affiché sur vos réseaux sociaux, y compris vos femmes. J'aurais reçu des appels de chacun d'entre vous, et mon compte aurait débordé. J'ai observé cela pendant des années et je ne permettrai pas que cela continue", a-t-elle déclaré.

Mon père s'est déplacé sur sa chaise, visiblement surpris par la raison pour laquelle maman a convoqué cette réunion.

"Il n'y a pas un mois où vous ne m'envoyez pas d'argent ? Mais combien d'entre vous se souviennent de faire la même chose pour mon mari, ou bien n'est-il pas votre père ? Même quand je ne vous le demande pas, vous m'envoyez de l'argent. Qu'en est-il de mon mari ? Comment pouvez-vous faire preuve d'attention et d'amour à mon égard et considérer mon mari comme un étranger ? En fait, arrêtez de m'envoyer quoi que ce soit ! Vous avez le numéro de téléphone de votre père, mais quand vous m'appelez, vous dites : "Transmettez nos salutations à notre père". Quelle absurdité ! Quel manque de respect et d'attention !

Nous étions mal à l'aise car elle disait la vérité. Je me suis souvenu de la façon dont nous avions fêté son anniversaire. En fait, j'avais personnellement invité un saxophoniste à jouer pour elle.

"Qui, d'après vous, a payé vos frais de scolarité ? Vous n'êtes pas tous diplômés ? Qui a payé le loyer, vos déplacements et loisirs avant que nous n'emménagions dans notre propre maison ? Mon mari veillait à ce qu'il y ait toujours de la nourriture sur la table. Dois-je mentionner les autres factures dont il s'occupait ? Je l'ai aidé du mieux que j'ai pu. Il était toujours occupé à gagner de l'argent, et quand il était à la maison, il vous sortait et faisait partie de votre vie. Vous pensez qu'il n'a pas essayé ? Vous pensez qu'il ne mérite pas votre amour et votre attention ? Vous pensez que seule la mère mérite d'être choyée et que votre père doit être traité comme une ordure ou inconscient ? Pas question ! Pas mon mari".

Maman essuie les larmes qui s'échappent de ses yeux.

"Alors vous avez prévu de célébrer mon mari dans la mort, en achetant beaucoup de vaches pour faire croire aux gens que lorsqu'il était vivant, vous vous souciiez tous de lui. Dieu merci, vous êtes tous des hommes avec des enfants qui grandissent. Ce que vous semez, vous le récolterez. Vous pensez que mon mari ne pleure pas ? Qu'il ne ressent pas la douleur ? Bien sûr, vous ne le savez pas."

Maman nous a tous regardés attentivement avant d'essuyer une nouvelle larme qui glissait sur sa joue.

"Je ne ferai pas partie du groupe de femmes qui rendent leur mari insignifiant devant leurs enfants, qui racontent à leurs enfants des mensonges sur leur père, qui trichent ou détournent les ressources en donnant l'impression que l'homme n'a joué aucun rôle important dans la vie des enfants. Je sais qu'il y a des hommes mauvais et irresponsables. Je ne parle pas de ceux-là. Aucun rôle joué par un père n'est petit, et je ne vous laisserai pas prendre mon mari pour acquis. Cet homme est un lion, ma couronne, le roi de mon cœur, et à 80 ans, il fait encore palpiter et battre mon cœur. Aucun d'entre vous ne le piétinera", dit-elle en élevant la voix.

Alors que nous étions encore sans voix et que nous essayions d'absorber tout ce qu'elle avait dit, elle s'est levée brusquement et est allée dans sa chambre. Elle revint bientôt avec la clé de la voiture de mon père et son sac à main et prit la main de mon père.

"Allons-y", dit-elle sans que mon père ne s'y oppose. Il s'est levé et l'a suivie.

"Mes frères et sœurs ont demandé à l'unisson : "Pour aller où ?"

"Je sors avec mon mari pour fêter son anniversaire".

"Mais maman..."

Elle nous a fait taire du regard. Il était évident qu'elle ne nous donnait pas l'occasion de dire quoi que ce soit.

"Ferme la porte et le portail à clé et emporte la clé avec toi", dit-elle à mon frère aîné. "J'ai un double des clés.

Ils sont montés dans la voiture et maman est partie. Nous, les enfants, avons eu notre propre réunion et avons convenu que nous avions fait une erreur. Nous savions que nous ne retournerions pas chez nous sans avoir réglé la question avec notre mère. Nous avons appelé nos femmes et leur avons dit que nous pourrions dormir chez nos parents parce que nous ne savions pas quand ils reviendraient.

Il était presque 19 h 30 mn lorsque Maman est entrée dans l'enceinte. Elle n'était pas surprise que nous soyons encore là, mais papa l'était. L'un après l'autre, nous nous sommes excusés auprès de nos parents et avons promis de changer. Elle nous a ouvert les yeux sur ce que nous n'avions jamais su.
À la fin, notre père nous a tous pardonnés et la paix s'est installée.

Nous n'avons pas pu rentrer à la maison, mais nous avons bavardé jusque t**d dans la nuit. Je dois mentionner que maman nous a préparé un repas somptueux.

Cher lecteur, chers frères et sœurs, n’attendez pas la Fête des Pères ou l'anniversaire de Papa pour le célébrer. Prenez votre téléphone et appelez-le. Ne l'oubliez pas dans votre vie.

Les femmes célèbrent leurs maris. Ne vous joignez pas à ces femmes qui incitent leurs enfants à haïr leurs pères à mentir ou voler leur mari. Ne montez pas vos enfants contre votre mari. S'il cela est fait chacune d'entre vous doit se repentir en demandant pardon !

Les relations familiales sont extrêmement précieuses et les liens de sang sacrés qui doivent être entretenus et célébrés en permanence. N'attendez pas une occasion spéciale pour montrer votre amour et votre gratitude à vos parents, à vos frères et sœurs et à vos propres enfants. Le manque d'éducation peut conduire à la haine et à l'usage des substances psychotropes (alcool, drogue etc…) qui mènent à des drames. Ceux qui en consomment sont des réels dangers sociaux. Jouons pleinement notre rôle ! Oui, chers frères et sœurs faisons-le tous les jours avant qu'il ne soit trop t**d !

04/04/2026

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