22/01/2025
Les réactions d’Aissata Tall Sall et d’Amadou Ba sur la levée de l’immunité parlementaire de Farba Ngom offrent deux perspectives opposées. Aissata Tall Sall dénonce une Assemblée nationale prétendument subordonnée au gouvernement, où les décisions sont prises de manière précipitée et sans débat approfondi.
Cependant, cette critique manque de cohérence, surtout au regard des actions de son propre gouvernement lorsqu’elle était ministre de la Justice. En effet, l’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko avait été levée en seulement deux jours, sans que cela ne suscite les mêmes reproches de sa part. Dans ce cas, elle avait défendu le respect des procédures légales, ce qui soulève des interrogations sur l’objectivité de sa position actuelle.
De son côté, Amadou Ba adopte une position plus rigoureuse et fondée sur le respect des principes constitutionnels. Il rappelle que l’Assemblée nationale ne doit pas interférer dans le fond des affaires judiciaires mais se limiter à vérifier le sérieux, la sincérité et la loyauté de la demande de levée d’immunité. Cette posture met en avant l’importance de la séparation des pouvoirs, garantissant que l’Assemblée facilite le travail de la justice sans se laisser emporter par des considérations partisanes.
En accord avec Amadou Ba, il est essentiel de souligner que la transparence et le respect des procédures sont les seuls moyens de préserver la crédibilité des institutions démocratiques. Les accusations d’instrumentalisation avancées par Aissata Tall Sall apparaissent davantage comme une tentative de politisation, en décalage avec ses propres pratiques passées.