15/05/2019
Bonjour chers compatriotes, souffrez que je lève le voile sur le ciel noir et lugubre qui s’abat sur une portion du territoire togolais dont le seul malheur est de n’avoir pas eu la chance d’avoir de dignes défenseurs auprès des voix les plus autorisées du Togo.
De 1996 à 2019, il y a de cela bientôt 23 ans que le village de Kpetsou devenu chef-lieu du canton de Kpetsou a eu l’insigne honneur de choisir son gardien des us et coutumes. Ceci se faisait dans la joie et une ferveur qui laissaient présager un lendemain radieux pour tous les fils et filles de cette contrée du Togo. Tous scandaient en chœur à l’instar des Israélites dont l’impérialiste a eu la pré-science de nous imposer à tort ou à raison sa culture :
Il est né le divin enfant
Jour de fête aujourd’hui sur terre
Il est né le divin enfant
Chantons tous son avènement…
Ah, s’ils savaient ces naïfs !
Le chef-lieu du canton de Kpetsou baigne toujours dans l’obscurité : les quelques lampadaires installés arbitrairement ont pour la plupart oublié d’éclairer les pauvres populations indigènes. Des villages environnants ont eu de l’électricité mais pour des questions d’égo et de calculs politiciens Kpetsou est toujours dans le noir.
Et comme si ce supplice ne suffisait pas, l’absence d’eau potable ou de système d’adduction d’eau vient sonner le glas en complicité avec les infrastructures routières rudimentaires.
Ce serait ne pas se prendre au sérieux s’il faille relever l’absence de connexion internet et de réseaux de communication. Prenant les faibles populations pour des bambins, on fait exprès de faire traîner certaines réalisations et d’en réaliser le millionième à des fins politiques.
Vous ne serez pas au bout de vos surprises lorsqu’on vous dit que certaines autorités locales commencent d’ores et déjà par déposséder leurs populations de leurs terres au point que ces dernières sont condamnées à être des étrangers chez eux.
L’odyssée continue avec une nouvelle série sur le tort qui est fait au Bas-Mono même de se faire appeler préfecture : cliché, la voie Attiémé (en République du Bénin) – Amégnran (en République Togolaise) qui est une véritable « honte nationale ».